Coldwave
11/11/2010 02:59 par new-wave
Siglo XX
Trisomie 21
Dead can dance
La Cold Wave
Proche de la New Wave et héritière du Post Punk, elle était au départ réservée à une élite qui fuyait les circuits commerciaux. Un genre apparenté arrivera aux USA sous l’appellation No Wave. Ce qui caractérise la musique se retrouve surtout dans la rythmique statique, mais aussi dans l’utilisation de sonorités froides et synthétique, des voix sombres et torturées reflétant une angoisse existentialiste intellectualisée. Les sectateurs de ce mouvement étaient particulièrement reconnaissables à leurs tenues vestimentaires noires ou sombres. La cold Wave se rapproche assez du Post Punk et d’ailleurs, en Grande Bretagne le terme est inconnu. C’est en France qu’il fut forgé et on y classa des groupes comme les Cures ou Siouxsies and the Banshees. Une multitude de groupes s’essaieront au genre. On retrouve outre les deux groupes déjà cités, Wire, Fooldance, The Glove, Joy Division, Killing Joke, Clan of Xymox… Ce genre très intimiste se développera surtout dans le nord de la France, en Belgique et en Angleterre. Une autre des constantes de ce mouvement, est la recherche de l’esthétisme. Cela transparait sur le « look » de ces groupes mais aussi et surtout, sur les pochettes des albums et singles qui sont souvent de véritables œuvres graphiques minimalistes. Les post punks et les bat caves jugeront ce mouvement comme un genre édulcorée et bourgeois ce qui semble excessif tant la subtilité et la poésie de cette mouvance les dépasse et de beaucoup. Le mouvement gothique y puisera sa source principale d’inspiration. Vers la fin des années ’80, le genre s’essouffle puis disparaît totalement sauf dans les milieux underground où il porte encore le nom de « French coldwave ». Les principaux artistes de ce mouvement furent :
- The Cure - Cabaret Voltaire
- Siouxsies and the Banshees - Anne Clark
- Dead can dance - The sound
- Joy Division - Japan
- Siglo XX - New Order
- Clan of Xymox - Trisomie 21
- Bauhaus - Marquis de Sade
- Wire - Kas Product
- Cocteau Twins - Buzz
- Section25 - Taxi Girl
- Tuxedomoon - Clair Obscur
- Killing Joke - Babel 17
- Orchestre rouge - Goût de luxe
- Guerre Froide - Wallenberg
- Charles de Goal
Certains artistes français s’essayèrent au genre avec plus ou mois de succès.Ce furent Indochine, Mylène Farmer mais aussi Etienne Daho, Marc Lavoine et Arnold Turboust.
PW
JOY DIVISION: Unknown pleasures
Enregistré en juin 1979, au studio Stockport à Strawberry, par le groupe.
Side one "Outside"
1. "Disorder" – 3:32
2. "Day of the Lords" – 4:49
3. "Candidate" – 3:05
4. "Insight" – 4:29
5. “New dawn fades” – 4:47
Side two "Inside"
1. “She’s lost control” – 3:57
2. “Shadowplay” – 3:55
3. "Wilderness" – 2:38
4. "Interzone" – 2:16
5. "I Remember Nothing" – 5:53
Joy Division est le groupe Post – Punk par excellence. Il s’est créé en 1976 à Manchester autour de Ian Curtis. Après le suicide de celui – ci en mai 1980, le groupe se dissout. Pourtant, dans un temp si court, Joy Division restera un groupe majeur pour la New Wave, et particulièrement dans le courant Cold Wave.
La genèse
Bernard Summer, Peter Hook et Terry Mason, décident de créer un groupe sur les traces des Sex Pistols qu’ils virent en concert à Manchester. Ils se nomment les « Stiff Kittens ». Rejoint la même année par Ian Curtis, le groupe opte pour un nouveau nom : Warsaw. Tony Tabac remplace Terry Mason, qui devient manager du groupe, puis Tony est remplacé par Steve Brotherdale. Le 18/07/1977, le groupe enregistre « The Warsaw demo » où règne l’influence du Punk. Steve Brotherdale quitte ensuite le groupe et est remplacé par Stephen Morris. Un maxi 45t, « an ideal for living » sort la même année. Pour éviter la confusion avec un groupe londonien appelé « Warsaw pact », le groupe se renomme « Joy division ». Le choix de ce nom, signifiant la « division de la joie » et qualifiant le système des nazis qui permettait l’exploitation sexuelle des jeunes filles dans les camps de concentration, les firent suspecter de sympathies pour le nazisme. Ils entretinrent d’ailleurs la suspicion en choisissant souvent des références à cette époque. Mais en étudiant l’œuvre du groupe on ne peut que le disculper tant il dénonça constamment l’oubli, l’horreur des violences, les exterminations et les atrocités de ce monde qu’il rejetait. Joy Division donna ses premiers concerts. Le 14 avril 1978 il participe à son premier festival qui les fait remarquer par Rob Gretton qui devient leur producteur. Celui – ci fonde la « Factory records Ltd » label qui produira le groupe. Il produit l’album « Ideal for living » qui reçoit un accueil réservé. Après un passage à vide, où Ian Curtis, soumis à des crises d’épilepsie, développe une addiction aux anti – dépresseurs, le groupe se relance.
L’apogée
Le 14 janvier 1979, le groupe est diffusé pour la première fois sur les ondes nationales. En avril 1979, le groupe enregistre l’album « Unknown pleasures » qui les révèle enfin au grand public. Le groupe entame une tournée européenne et commence par la France avec un concert unique à Paris donné aux « Bains douches » le 18/12/1979. Ian Curtis, extenué par un rythme effréné, tente de se suicider. Remis, il entame à nouveau les concerts et les enregistrements avec le groupe. Malgré les préconisations médicales, Ian Curtis va au-delà des ses forces et tombe à nouveau dans la dépression. Le 7 avril 1979, il tente une deuxième fois de se suicider. Les concerts sont annulés. L’épouse de Ian Curtis entame une procédure de divorce. Ian Curtis donne un concert avec le groupe à Birmingham le 2 mai 1980. Il est question ensuite de commencer une tournée aux USA. Mais la veille du départ, Ian Curtis se donne la mort par pendaison. En juin le mp 45t « Love will tears appart » et en juillet l’album « Closer » sont édités. Les 3 membres restant décident de dissoudre le groupe. Ils se retrouveront dans un nouveau groupe qui connaîtra très vite de grands succès : New Order. Un album posthume sortira le 8/10/1981 : « Still ». Par ces rythmes torturés, froids et désespérés, ce groupe restera la référence du style post – punk et Cold Wave.
PW
Le Post – Punk
Après la révolution Punk de 1977, représentée surtout par les « Sex pistols » en Grande Bretagne, le genre s’essouffle à son tour dans les méandres de la musique commerciale. Mais ce cri de désespoir des classes prolétariennes, où règne des paroles déchirantes de vérité, incarnant la désillusion de la jeunesse britannique, parlant de jeunesse, de malaise social et de pauvreté va perdurer dans un nouveau genre : le Post Punk. Celui-ci reprend les grands thèmes du Punk avec la même révolte mais avec des sons moins primaires. Le Nihilisme est toujours de mise mais la révolte s’individualise. Le genre est plus introverti. Plus curieux aussi, car il s’exerce à de nouvelles expérimentations sonores ou musicales. Bien qu’héritier direct du Punk, le Post Punk ira trouver des sources d’inspiration dans d’autres mouvements comme le Rock garage, le Rock Psychédélic où chez des artistes comme David Bowie ou le Velvet Underground. Les artistes les plus représentatifs de ce genre qui amènera la New Wave, furent entre autres : Joy Division, PIL, Wire, Siouxsie and the Banshees, Slit...
PW
Les tendances et les mouvements de la New Wave
Après la courte période post – punk, s’instaure la New Wave. Très vite s’en dégage deux grandes tendances. La première surfe sur les sons électroniques des synthétiseurs, instrument musicale qui tend à se démocratiser, et des boîtes à rythmes. Cette tendance appelé synth – pop donnera naissance à une grande multitude de groupes dont les plus connus seront Dépèche Mode, New Order ou Orchestral Manœuvre in the Dark. Cette tendance se scindera très vite en 2 mouvements : l’électro – pop et le néo – romantisme. Une troisième voie plus attachée à la pop émergera avec des groupes phares comme U2, Blondie ou Police. La seconde tendance reste plus fidèle au Post Punk et donnera naissance aux mouvements Bad Cave, Cold Wawe, Dark Wave ainsi qu’aux prémices de l’Electronic Body music (EBM) qui se développera surtout en Belgique. En Allemagne, un mouvement initiè par les « Kraftwerk » naît sous l’appellation « Neue Deutsch Welle » (NDW), alors qu’aux USA la New Wave envahit la scène New Yorkaise. Un mouvement américain intitulé la « No Wave » s’illustrera. Hélas, le succès aidant, les années 80’ verront arriver une multitude de groupes et artistes se réclamant de la new wave mais relevant surtout du circuit de la variété commerciale. Ils seront pour beaucoup à l’origine du désintérêt de plus en plus fort que témoignera le public pour la musique synthétique que fut la New Wave. A la fin des années 80’ le genre est complètement relégué aux oubliettes de l’histoire du rock.
PW